A propos


> Simon Cavalier est né en 1993 en Ardèche, vit et travaille aujourd'hui à Lyon.

Avant de se consacrer pleinement à la photographie, il commence sa formation artistique dans le domaine de la danse
contemporaine en 2012. Il s'installe à Lyon pour suivre des études de danse auprès de la Compagnie Hallet Eghayan et
travaille par la suite en tant que danseur professionnel au sein de la compagnie jusqu'en 2018. Il vit alors chaque jour
pendant six ans les exigences d'une pratique artistique qui l'amène à développer un rapport à l'autre, un regard, une
technique et un sens de la composition invariablement lié au mouvement. Ces principes resteront pour lui les mêmes
dans le domaine de la photographie, avec laquelle il décide de renouer des années plus tard.

Il commence la pratique de la photographie à l'âge de 14 ans, et bien qu'en constante recherche de sens et de
questionnements vis-à-vis de la pratique artistique, quelle qu'elle soit, le mouvement, la question sociale et du
rapport à l'autre, la question de la lutte au quotidien et les arts de la scène sont ses thématiques de prédilection. 

Thématiques qu'il aborde autant par le biais du photoreportage que par l'essai poétique et photographique. 


Il adopte une démarche documentaire, c'est-à-dire que le réel est toujours le point de départ de son travail.
Coexistent au sein de son travail aussi bien la recherche d'une objectivation du réel qu’un esthétisme lié à une
perception subjective de ce même réel. 


"La photographie est comme un souvenir que l'on a pas encore vécu, c'est une réflexion que j'ai eu
en voyant une photo du reportage Vietnam Inc. (1971) de Philip Jones Griffiths. C'est une plongée
dans les réminiscences d'un passé que l'on vit par une sorte de procuration sensorielle ou intellectuelle.
Comme si la photo était la partie visible d'un puzzle que l'oeil appréhende et que le cerveau recontextualise
en imaginant les pièces restantes. Et c'est certainement le travail inévitable du photographe que de
révéler et choisir cette pièce du puzzle, l'acmée d'une scène qui se construit et se déconstruit perpétuellement.
Ce que j'ai appris lors de ma formation artistique c'est que le créateur a cette capacité d'orienter l'oeil du spectateur,
et que le photographe, cet artisan de la lumière et du réel, a cette responsabilité d'amener le monde et
son œil vers la révélation d'un "instant décisif" comme le disait il y a déjà longtemps Henri Cartier-Bresson."

 
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